Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.
Personne ne valide votre plan d’urgence et personne ne vous le demandera. Il sert à une seule chose : que deux personnes qui ne peuvent plus se parler pendant douze heures sachent déjà quoi faire. C’est un outil de famille, pas une formalité administrative.
Les cinq décisions à prendre
Un plan familial d’urgence se limite à cinq décisions concrètes. Tout le reste en découle.
1. La personne-ressource hors région : la décision la plus utile
Lors d’un sinistre local — inondation, incendie de forêt, panne généralisée —, les réseaux de votre secteur saturent en premier. Les appels vers l’extérieur passent souvent mieux, et surtout, tout le monde appelle la même personne : un parent en Gaspésie ou en Estrie peut donc jouer le rôle de centre de coordination familial et dire en quelques mots à chacun que tout le monde va bien.
Concrètement : choisissez la personne ensemble, notez son numéro sur un papier dans la trousse d’urgence et dans le portefeuille des enfants, et prévenez-la qu’elle a ce rôle. Cette dernière étape est celle que tout le monde saute, et c’est celle qui rend le plan utile.
2. Les deux lieux de rassemblement
Le premier est à quelques pas de la maison : le gros arbre d’en face, la boîte postale, le coin de rue. Il sert au cas le plus fréquent, l’incendie ou l’évacuation subite du bâtiment, quand on sort chacun de son côté et qu’on se cherche dans la rue.
Le second est hors du quartier : la maison d’un proche, l’aréna municipal, la bibliothèque. Il sert quand on ne peut pas revenir. Prévoyez deux itinéraires pour y arriver, parce qu’un sinistre ferme exactement la route qu’on connaît le mieux.
3. Comment on sort, comment on quitte le secteur
Repérez par écrit deux sorties possibles du logement — la porte principale et une fenêtre accessible si vous vivez en hauteur, une porte arrière si vous vivez au rez-de-chaussée. Vérifiez que la deuxième est réellement utilisable par tout le monde : une fenêtre de sous-sol bloquée par des meubles ou une fenêtre peinte n’est pas une sortie.
Ajoutez ensuite l’itinéraire de sortie du secteur, avec l’itinéraire alternatif. Dans une inondation, les rues basses ferment en premier; dans un incendie de forêt, la route principale est souvent la première fermée pour laisser passer les véhicules d’urgence.
4. Qui fait quoi, surtout pour ce qui ne peut pas attendre
C’est la partie qui dépend entièrement de votre ménage. Trois cas méritent une réponse écrite :
- Un enfant à l’école ou à la garderie. Qui va le chercher, et avec quelle personne l’établissement est-il autorisé à le remettre? En cas d’urgence, un centre de services scolaire ou un CPE applique sa propre procédure et ne remettra pas un enfant à une personne non autorisée par la liste de la famille.
- Une personne qui vit seule à proximité. Qui vérifie, et à quelle fréquence? Les personnes isolées sont la priorité la plus claire dans les premières heures d’une panne hivernale.
- Un appareil médical électrique. Ce cas doit être connu de l’entourage immédiat et, autant que possible, consigné auprès de la municipalité ou du service de sécurité incendie, parce qu’il change l’ordre des priorités si une évacuation est ordonnée.
5. Savoir couper l’eau, l’électricité et le gaz
Pendant une inondation, une fuite de gaz ou un dégât d’eau, savoir couper peut limiter les dommages et parfois éviter le pire. Trouvez la valve d’arrêt principale de l’eau, le disjoncteur principal et le robinet de gaz naturel (s’il y en a un), puis apprenez à les manœuvrer — et montrez-le à une deuxième personne du ménage.
Une odeur de gaz : on évacue, on ne touche à aucun interrupteur, on n’allume rien, et on appelle à partir de l’extérieur. Refermer le robinet de gaz soi-même ne se fait qu’en situation connue et sans danger immédiat — sinon, c’est le fournisseur qui agit. Une fois fermé, un robinet de gaz ne doit jamais être rouvert par un particulier : seul le fournisseur peut le faire.
Le contact quand tout est saturé
Le réflexe de tout le monde après un sinistre est d’appeler et d’écrire en même temps. Un texto court (« tout le monde va bien, on est au lieu B ») passe souvent quand un appel n’aboutit pas, parce qu’il consomme beaucoup moins de réseau. Prévoyez donc aussi ce format : un message type de deux lignes, avec le nom de la personne, le lieu et l’état de santé, que chacun peut envoyer sans réfléchir.
Regardez ensemble, une fois par année et à voix haute, la liste des personnes à joindre et le lieu de rassemblement. Les numéros de téléphone et les adresses changent plus vite que les plans.
Sources et limites
Vérification officielle recommandée
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