Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.
Si vous êtes en danger maintenant, ou si vous craignez pour la sécurité d’une autre personne, appelez le 911. Pour une écoute, de l’information ou de l’orientation en tout temps, les lignes d’aide spécialisées en violence conjugale sont accessibles jour et nuit et peuvent être jointes de façon confidentielle. Un ordinateur ou un téléphone partagé peut être surveillé : utilisez si possible un appareil auquel la personne qui vous fait du mal n’a pas accès, ou un téléphone public, et sachez que l’historique de navigation se supprime.
Les premières choses à savoir
Ce qui peut être fait sans porter plainte
C’est une question qui revient constamment, et la réponse est claire : beaucoup de choses. Le dépôt d’une plainte pénale relève d’une décision qui n’appartient qu’à la personne concernée. Indépendamment de cette décision, il est possible de :
- obtenir un hébergement et un accompagnement psychosocial;
- demander une ordonnance de protection au tribunal civil, qui peut imposer des conditions à l’autre personne — interdiction de s’approcher, de communiquer, de fréquenter certains lieux — sans qu’une accusation criminelle soit portée;
- résilier son bail dans les conditions prévues par la loi lorsque la violence est documentée, afin de ne pas rester dans le logement partagé;
- faire protéger ses coordonnées et sa confidentialité dans les dossiers publics;
- réclamer une indemnisation comme victime d’un acte criminel, lorsque les conditions sont remplies;
- obtenir un permis de travail ouvert au fédéral, pour certaines personnes immigrantes dont le statut dépend d’un conjoint ou d’un employeur.
Sécurité : les mesures concrètes
- Documents et argent : préparer, chez une personne de confiance ou dans un lieu accessible, copies des pièces d’identité, cartes, ordonnances, une petite somme en espèces et des vêtements pour quelques jours.
- Communication : connaître un endroit d’où appeler; convenir d’un mot de code avec une personne de confiance; noter les numéros importants sur papier, pas seulement dans le téléphone.
- Logement : savoir où sont les sorties, garder les clés accessibles, identifier où aller en cas d’urgence.
- Enfants : prévenir l’école ou la garderie des personnes autorisées à venir chercher l’enfant, et fournir une copie de toute ordonnance s’il y en a une.
- Appareils : vérifier les partages de localisation, les comptes connectés, les caméras domestiques et les traces de navigation. La surveillance numérique est aujourd’hui l’une des formes les plus fréquentes de contrôle.
Si vous êtes un proche, un voisin, un collègue
Trois attitudes aident plus que des conseils. La première est de croire ce qui est raconté et de ne pas minimiser. La deuxième est de ne pas décider à la place de la personne : partir est dangereux, et le moment doit être évalué avec une intervenante. La troisième est de donner le numéro plutôt qu’un avis, et de laisser la porte ouverte sans exiger de nouvelles. Un appel à une ligne d’aide pour demander conseil sur la façon d’aider un proche est non seulement permis, il est attendu.
Les services, les critères d’hébergement et les procédures judiciaires évoluent, et la situation de chaque personne est particulière. Les références sont les lignes d’aide en violence conjugale, le réseau des maisons d’hébergement, les services d’aide aux victimes d’actes criminels, l’aide juridique et les tribunaux pour les ordonnances de protection, ainsi que les centres de femmes et les organismes de votre région. Cette page donne de l’information générale : pour votre situation, parlez à une intervenante. Vérifié le 16 septembre 2026.
Sources et limites
Vérification officielle recommandée
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