Aide sociale au Québec : gains permis, Objectif emploi et Revenu de base
200 $ par mois de revenus de travail sans coupure pour une personne seule — et le programme de revenu de base, souvent mal compris, n'a pas remplacé la solidarité sociale : il s'ajoute à celle-ci pour une partie des prestataires.
Par l'équipe éditoriale Atlas Québec · Publié le 31 juillet 2026
Deux programmes distincts, une seule porte d'entrée
L'aide de dernier recours au Québec se divise en deux programmes, et ce n'est pas vous qui choisissez lequel s'applique — c'est votre situation :
Une nouvelle catégorie, « contraintes de santé », entre en vigueur le 1er avril 2026 pour mieux distinguer certaines situations actuellement classées dans les contraintes temporaires — un changement récent à surveiller si votre dossier est dans une zone grise entre les deux catégories.
Combien vous pouvez gagner sans perdre un sou
Concrètement : jusqu'au seuil, votre chèque n'est pas réduit du tout. Au-delà, ce n'est pas une coupure de 100 % non plus — 25 % du surplus reste exempté, seul 75 % de l'excédent vient réduire la prestation. C'est plus généreux qu'une simple limite stricte, mais moins généreux qu'une exemption totale.
Objectif emploi : une prime pour sortir du système, pas y rester
En vigueur depuis 2018, Objectif emploi cible les nouvelles personnes qui présentent une demande d'aide sociale sans contrainte à l'emploi. Le programme offre un accompagnement personnalisé et des primes financières pour la participation active à des mesures de retour aux études ou d'intégration au marché du travail — au-delà des gains de travail permis habituels. C'est une voie à considérer sérieusement si vous entamez tout juste une demande, plutôt qu'après plusieurs mois déjà écoulés dans le programme général.
Programme de revenu de base : ce qu'il change vraiment
Contrairement à une idée répandue, le Programme de revenu de base n'a pas aboli ni remplacé le programme de solidarité sociale : les deux existent en parallèle. Le revenu de base cible spécifiquement les personnes ayant des contraintes sévères à l'emploi depuis une longue période (généralement une majorité des derniers mois sur une fenêtre de plusieurs années) — un sous-ensemble des prestataires de la solidarité sociale, pas tout le monde qui y est admissible.
C'est cette dernière différence qui change vraiment la donne : un revenu de travail annuel qui coûterait une réduction sévère sous le régime de solidarité sociale ordinaire reste presque entièrement exempté sous le revenu de base — de quoi accepter un travail à temps très partiel sans crainte de perdre l'essentiel de son chèque.
Ce qui aide au-delà du chèque mensuel
Le loyer représente souvent le poste de dépense le plus lourd — voir notre guide sur l'allocation-logement et le supplément au loyer. Notre guide sur les crédits et prestations du Québec couvre les autres crédits d'impôt auxquels vous pourriez avoir droit en parallèle, peu importe votre programme.