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Bureau à domicile : la déduction fiscale du télétravail en 2026

La méthode à taux fixe de 2 $ par jour a disparu depuis 2023. Il ne reste que la méthode détaillée — avec deux formulaires signés par l'employeur, pas un seul.

Par l'équipe éditoriale Atlas Québec · Publié le 31 juillet 2026

Le retour à la case départ

Pendant la pandémie, réclamer ses frais de télétravail était simple : 2 $ par jour travaillé à la maison, jusqu'à un maximum annuel, sans reçu ni formulaire. Cette méthode à taux fixe n'existe plus depuis l'année d'imposition 2023 — confirmé directement par l'Agence du revenu du Canada. Depuis, un seul chemin reste ouvert : la méthode détaillée, nettement plus exigeante mais souvent plus payante pour qui a un espace de travail dédié.

Les deux formulaires, pas un seul

C'est l'erreur la plus fréquente chez les télétravailleurs québécois : obtenir le T2200 fédéral de son employeur et penser que c'est suffisant. Il faut les deux :

Fédéral
T2200
Déclaration des conditions de travail
Québec
TP-64.3
Conditions générales d'emploi

Les deux doivent être remplis et signés par l'employeur — pas par vous. Sans ces documents, aucune déduction n'est possible, peu importe vos dépenses réelles. Votre employeur n'est généralement pas obligé de vous les fournir, mais un refus n'a souvent aucune conséquence pour lui, alors qu'il vous en coûte une déduction potentiellement significative — ça vaut la peine de le demander tôt, pas la veille de la date limite.

Calculer sa superficie, pas à l'œil

La déduction se calcule au prorata de la superficie de votre espace de travail par rapport à la superficie totale de votre logement. Par exemple, un bureau de 15 m² dans un logement de 105 m² donne un ratio de 14,3 % — appliqué ensuite à chacune des dépenses admissibles (électricité, chauffage, internet, entretien, et loyer si vous êtes locataire). Si l'espace sert aussi à un usage personnel (une table de salle à manger qui devient bureau le jour), le calcul doit aussi tenir compte du nombre d'heures d'usage professionnel — un espace mixte donne généralement une déduction plus petite qu'un bureau fermé strictement dédié au travail.

Trois conditions, pas juste une

Pour déduire quoi que ce soit, vous devez : (1) avoir un espace utilisé principalement (plus de 50 % du temps) pour le travail, OU l'utiliser exclusivement pour gagner un revenu ET pour rencontrer des clients ou patients régulièrement ; (2) ne pas avoir été remboursé par votre employeur pour ces dépenses ; (3) avoir payé ces dépenses vous-même. Manquer une seule de ces conditions invalide la déduction.

Dépenses admissibles — et celles qui ne le sont pas

Électricité, chauffage, une partie du loyer (locataires seulement — pas les intérêts hypothécaires pour un employé salarié, contrairement à un travailleur autonome), l'entretien ménager proportionnel, et l'abonnement internet (proportionnel à l'usage professionnel) sont généralement admissibles. Le mobilier de bureau, l'équipement informatique et les frais de téléphone cellulaire suivent des règles distinctes, parfois déductibles autrement selon votre situation — n'assumez pas qu'ils entrent automatiquement dans le même calcul.

Pour aller plus loin

Si votre situation est plus complexe qu'un simple bureau à la maison — par exemple si vous travaillez pour un employeur d'une autre province — notre guide sur le télétravailleur interprovincial couvre ce casse-tête distinct. Et notre calculateur d'impôt 2026 permet d'estimer l'effet global de cette déduction sur votre remboursement.

Sources : Agence du revenu du Canada (abolition de la méthode à taux fixe, année d'imposition 2023), Revenu Québec (formulaire TP-64.3), Chaire en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke. Contenu à jour au 26 juillet 2026.
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