Le vrai coût des études au Québec pour un étranger (et les exemptions)
Le prix change du tout au tout selon le passeport : entre 3 000 $ et 55 000 $ par année pour le même diplôme. La France et la Belgique francophone ont un régime à part — voici comment s'y retrouver.
Par l'équipe éditoriale Atlas Québec · Publié le 31 juillet 2026
Cette page décrit le fonctionnement général du système, qui reste stable. Mais les seuils précis, frais et statuts de programmes spécifiques peuvent changer en quelques semaines — le PEQ a par exemple été suspendu puis rouvert en 2026, et les frais du CAQ ont changé deux fois dans la même année. Avant de vous fier à un chiffre ou une date exacte ci-dessous, confirmez le statut actuel sur quebec.ca/immigration ou canada.ca.
Ce guide donne des fourchettes réelles pour vous orienter, pas un tarif garanti. Chaque université fixe ses propres frais afférents en plus du tarif de base, et les montants sont révisés chaque année. Confirmez toujours le montant exact auprès du bureau du registraire de l'établissement visé avant de vous engager financièrement.
Le même diplôme, quatre prix différents
Au Québec, ce que vous payez pour étudier dépend presque entièrement de votre statut, pas de l'université elle-même — les tarifs sont fixés par le gouvernement, pas par les établissements :
L'entente France-Québec et Belgique francophone : comment ça marche vraiment
Grâce à des ententes de mobilité étudiante signées entre le Québec et la France, et entre le Québec et la Communauté francophone de Belgique, les personnes de nationalité française ou belge francophone paient le même tarif qu'un résident du Québec — pas le tarif « reste du Canada », pas le tarif international.
L'exemption ne s'applique que si vous êtes : inscrit·e à temps plein, dans un programme menant à un grade ou un diplôme (pas un simple certificat ou microprogramme), et que vous n'êtes pas déjà installé·e dans une autre province canadienne au moment de votre demande d'admission. Un cours isolé, une session d'échange non créditée vers un diplôme, ou des études libres ne donnent pas droit à l'exemption — vous seriez alors facturé·e au tarif international.
Pourquoi étudier en français coûte souvent bien moins cher
Depuis l'automne 2024, le Québec a substantiellement augmenté les frais des étudiant·es étranger·ères et des étudiant·es des autres provinces canadiennes inscrit·es dans les universités anglophones (McGill, Concordia, Bishop's) — une mesure assumée par le gouvernement pour rééquilibrer le poids du français dans le réseau universitaire montréalais. Les étudiant·es déjà inscrit·es avant la mesure conservent l'ancien tarif jusqu'à la fin de leur diplôme ; la mesure ne touche pas non plus les cycles supérieurs de recherche (maîtrise et doctorat recherche).
Résultat concret : un programme francophone réglementé dans une université comme l'UdeM, Laval ou l'UQAM coûte souvent la moitié, parfois le tiers, d'un programme équivalent non réglementé (affaires, génie) dans une université anglophone. Notre comparatif des frais de scolarité par université détaille les tarifs typiques établissement par établissement.
Le budget ne s'arrête pas aux frais de scolarité
Prévoyez aussi le logement, l'assurance santé privée pendant le délai de carence de la RAMQ (souvent obligatoire pour un permis d'études), le matériel scolaire, et les frais afférents propres à chaque établissement, qui peuvent ajouter plusieurs centaines de dollars par session. Notre guide sur le budget d'installation et notre simulateur de budget couvrent ces coûts additionnels.
Pour la suite
Une fois admis·e, notre guide du parcours CAQ et permis d'études couvre les démarches administratives, et notre guide sur le travail pendant les études répond à la question du budget mensuel une fois sur place.