Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.
La majorité des séquences qui trompent ne sont ni truquées ni générées : elles sont réelles, mais déplacées. Une manifestation de 2019 présentée comme celle d’hier, une séquence tournée ailleurs présentée comme locale, un extrait coupé avant la phrase qui change le sens. C’est pour cette raison qu’il faut d’abord vérifier le contexte, pas la technique du fichier.
1. Quelle affirmation exacte est faite?
Reformulez en une phrase ce que le contenu est censé prouver : cette personne a dit ceci; cet événement s’est produit ici et maintenant. Une affirmation vague ne se vérifie pas; il faut la rendre précise pour savoir quoi chercher. Cette étape évite de partir à la recherche d’un détail qui ne tranche rien.
2. Le fichier est-il plus vieux que l’affirmation?
La question la plus productive. Cherchez les mêmes images par mots-clés liés au lieu, aux panneaux visibles, aux uniformes, à la météo, aux véhicules, à la langue des inscriptions. Les résultats plus anciens que la date annoncée déplacent immédiatement le problème du côté du contexte.
3. Où est-on, et qu’est-ce que le décor contredit?
Plaques d’immatriculation, affichage publicitaire, architecture, sens de la circulation, réseaux de transport, végétation, saison, neige ou feuillage : chaque élément de décor est un indice de lieu et de moment. Un détail contredit par trois autres suffit parfois à conclure. Attention aux images détournées d’un pays où le même événement est déjà documenté.
4. Existe-t-il une source primaire?
La source primaire est ce qui a capté la scène ou l’a documentée en premier : le compte d’origine, une caméra de surveillance, un média présent sur place, un communiqué, un document officiel. Tant qu’on n’a que des reprises, on n’a qu’une propagation, pas une preuve. Le réflexe utile : remonter à la publication la plus ancienne, pas à la plus virale.
5. La question porte-t-elle vraiment sur l’authenticité?
Si la séquence peut avoir été générée ou modifiée, la question technique devient utile, mais elle a ses limites : la détection automatique produit des erreurs dans les deux sens et ne prouve rien seule. La conclusion doit venir du contexte et de la source, pas d’un verdict d’outil. De même, un contenu authentique peut être authentiquement mensonger : une personne peut dire quelque chose de faux; c’est alors la véracité de l’affirmation qu’il faut vérifier, pas l’existence de la vidéo.
Pendant la vérification, ne partagez pas
Un partage pendant la vérification fait partie du problème : il donne de la portée à une séquence non vérifiée et crée une trace que vous devrez corriger. Le réflexe utile est de mettre le contenu de côté, d’écrire la conclusion avec la source qui la soutient, puis de partager la correction — y compris auprès des personnes qui ont relayé l’erreur, sans les humilier : la correction circule mieux quand elle n’attaque pas celui qui s’est trompé.
La méthode générale est détaillée dans vérifier une information avant de la partager, et le cas des documents retouchés dans images détournées et titres trompeurs.
Repères officiels : pages publiques d’information et de sources primaires des gouvernements du Québec et du Canada, données ouvertes pour recouper une heure et un lieu, et publications du Conseil de presse du Québec sur la rectification quand un média s’est trompé. Vérifié le 17 septembre 2026 — cette méthode décrit une démarche; elle ne donne pas de verdict à votre place.
Sources et limites
Vérification officielle recommandée
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