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Après une agression sexuelle : soins, preuves, accompagnement et décisions qui vous appartiennent

Une personne agressée sexuellement peut consulter un centre désigné sans dépôt de plainte, faire constater des éléments de preuve médicolégale et décider plus tard. Les portes d’entrée et ce que chacune permet.

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⚠ Information de santé, pas un diagnostic

Cette page aide à comprendre une démarche générale. En cas de symptômes graves ou urgents, utilisez les services d’urgence appropriés; pour une décision clinique, consultez un professionnel de la santé.

Dernière révision16 septembre 2026
Prochaine vérificationSelon le cycle éditorial
Type de contenuGuide informatif
Décision importanteConfirmer à la source

Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.

Tout n’a pas à être décidé le même jour

C’est le point le plus important de cette page. Il est possible de recevoir des soins, de faire constater des éléments de preuve et de se faire accompagner sans porter plainte, et il reste ensuite possible de décider — plus tard — de faire ou non des démarches judiciaires. Cette possibilité existe précisément parce que la première journée après une agression n’est pas un moment où l’on peut prendre des décisions éclairées sur son avenir judiciaire.

Les portes d’entrée

Centres désignés
Des centres de désignation permettent à une personne de recevoir des soins et de faire constater des preuves médicolégales sans déposer de plainte. Les preuves sont conservées et peuvent être transmises plus tard, si la personne le décide.
Lignes d’aide et services de crise
Des services d’aide en agression sexuelle et des lignes d’écoute offrent une intervention en tout temps, dans plusieurs régions, avec la possibilité d’un accompagnement, y compris pour un proche qui appelle pour obtenir conseil.
Réseau de la santé
Urgences, CLSC et cliniques offrent les soins médicaux. Selon le moment, une prise en charge médicale préventive et une évaluation sont proposées.
Police
Le 911 en cas de danger immédiat ou pour signaler; le signalement ou la plainte peut être fait à tout moment. Un signalement par une personne tierce est également possible, et il ne prive la personne victime d’aucun droit.

Pourquoi le délai pour consulter compte

Certains éléments médicaux et médicolégaux doivent être recueillis rapidement : prise en charge préventive, constat de lésions, prélèvements lorsque la personne le consent. Au-delà d’un certain délai, ces constatations deviennent impossibles — ce qui ne signifie pas qu’il n’y a plus rien à faire, mais cela réduit ce qui pourra être documenté. Deux précautions pratiques : ne pas se laver si cela est possible avant l’examen, et conserver les vêtements dans un sac en papier plutôt qu’en plastique. Ces conseils sont donnés par les services spécialisés, et leur unique but est de préserver la possibilité de choix ultérieur.

Il faut aussi dire ceci clairement : une personne qui ne fait aucune de ces choses n’est pas responsable de ce qui lui arrive, et son récit reste valable. Les décisions de tout conserver ou de ne rien conserver appartiennent à la personne concernée.

L’accompagnement dans le système judiciaire

Le Québec a développé des services d’accompagnement pour les personnes victimes de violence sexuelle, avec des intervenants dédiés qui expliquent le processus, accompagnent aux étapes, préparent et soutiennent. Concrètement, ce que ces services permettent : comprendre ce qui se passe à chaque étape, savoir ce qui sera demandé, avoir une personne présente à ses côtés, et connaître les mesures de protection disponibles — y compris la possibilité, dans certaines circonstances, de bénéficier d’une aide financière pour les frais liés au témoignage et d’un soutien particulier lorsque la personne est appelée à témoigner.

Un élément technique souvent oublié : les délais de prescription pour les recours civils et les règles relatives aux infractions fondées sur des événements anciens ont évolué. Pour des faits survenus il y a des années — un cas très fréquent pour les agressions sexuelles —, il ne faut pas conclure trop rapidement qu’il est trop tard. C’est une question à poser à un avocat ou à un organisme spécialisé, et la réponse n’est pas uniforme.

Si vous accompagnez une personne

  1. Ne posez pas de questions de détail et ne cherchez pas à reconstituer les faits : ce n’est pas votre rôle. Une personne à qui on demande des précisions dès les premières heures se referme souvent, et ces questions lui seront reposées par des professionnels formés.
  2. Offrez un accompagnement pratique : le transport, rester dans la salle d’attente, appeler une ligne d’aide, apporter un vêtement. Ce sont ces gestes qui permettent la suite.
  3. Ne décidez pas à sa place, y compris sur la question de la plainte, et ne le reprochez jamais plus tard si la personne change d’avis. Le taux de rétractation est élevé, et il est lié à la difficulté du parcours, pas à l’inexistence des faits.
  4. Prenez soin de vous : un proche peut vivre des symptômes importants. Les services offrent aussi un soutien aux proches.
Deux points de sécurité

La surveillance numérique est fréquente dans les violences sexuelles et conjugales : si vous communiquez par un appareil ou un compte partagé, sachez que cela peut être lu. Et si la personne qui a agressé fait partie de votre entourage immédiat, il est légitime de planifier vos déplacements et vos lieux — l’accompagnement et, au besoin, une ordonnance de protection existent aussi dans ce contexte.

Les services, les délais et les procédures varient selon les régions, et les règles relatives aux recours ont évolué pour les faits anciens. Les références sont les centres désignés pour l’examen médicolégal, les services d’aide en agression sexuelle et leurs lignes d’écoute, le réseau de la santé et des services sociaux, les services d’aide aux victimes d’actes criminels, l’aide juridique et les procureurs aux poursuites criminelles et pénales pour le processus judiciaire. Vérifié le 16 septembre 2026 — en cas de danger immédiat, composez le 911.

Sources et limites

Sources : centres désignés pour l’examen médicolégal et services d’aide en agression sexuelle au Québec; ministère de la Santé et des Services sociaux et ministère de la Justice pour les services aux victimes; Directeur des poursuites criminelles et pénales pour le processus judiciaire et les mesures d’accompagnement des personnes victimes; règles relatives aux recours et au traitement des infractions fondées sur des événements anciens. Vérifié le 16 septembre 2026 — en cas de danger immédiat, composez le 911.

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