Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.
Ne mettez jamais dans un outil grand public un renseignement personnel, une information confidentielle ou un document protégé qui ne vous appartient pas — et que vous ne voudriez pas retrouver dans un log, un entraînement de modèle ou une sauvegarde contrôlée par un tiers. Cette règle simple règle la majorité des cas.
Le malentendu de départ
Un assistant conversationnel n’est pas un logiciel installé sur votre poste : c’est un service appelé à distance. Le texte collé est transmis à un fournisseur, traité sur son infrastructure, parfois conservé et parfois réutilisé selon les conditions applicables au compte utilisé. La question n’est donc pas « est-ce que l’outil est bon? », mais « où va cette information, et qui la détient ensuite? ».
Ce qu’il ne faut pas y mettre
Pourquoi ce n’est pas seulement « votre employeur qui n’aime pas ça »
Au Québec, les renseignements personnels sont encadrés : une organisation qui confie des renseignements personnels à un tiers doit normalement s’assurer qu’ils seront protégés de façon adéquate et que le tiers ne les utilisera pas à d’autres fins. Un employé qui colle un dossier de client dans un outil grand public fait, en pratique, sortir l’information sans qu’aucun de ces contrôles ait eu lieu. Les conséquences possibles ne sont pas seulement disciplinaires : elles peuvent engager la responsabilité de l’organisation envers la personne concernée, et déclencher une obligation d’aviser en cas d’incident de confidentialité.
Il faut ajouter un effet d’accumulation : un assistant qui reçoit un fragment de dossier, puis un autre, puis un autre, dispose à la fin d’un portrait complet. Les instructions orales du type « ne mets pas de noms » ne contrôlent pas cela.
Ce qui reste sous la responsabilité de l’employeur
- Choisir l’outil et le compte : une version d’entreprise avec des conditions contractuelles claires sur la conservation, l’entraînement des modèles et la localisation des données n’offre pas les mêmes garanties qu’un compte gratuit.
- Écrire une règle simple et vérifiable, avec des exemples, plutôt qu’un principe abstrait. Une politique qui interdit « l’IA » sans dire quoi faire est inapplicable.
- Prévoir une voie autre que l’interdiction : sans outil autorisé, l’usage se déplace sur les appareils personnels, où il n’y a plus aucun contrôle.
- Organiser la réponse aux incidents : qui aviser, comment documenter, et quelles obligations s’appliquent si des renseignements personnels ont été communiqués.
Les réflexes utiles, jour par jour
Anonymiser avant de demander : remplacer les noms, les numéros de dossier et les dates précises par des variables; ne pas coller un document entier quand deux phrases suffisent; ne jamais réutiliser la réponse d’un outil comme si elle était vérifiée — les erreurs factuelles y sont fréquentes et plausibles; et se demander, avant d’envoyer : si ce texte était publié demain sous mon nom, serait-ce un problème? Si la réponse est oui, il ne fallait pas l’envoyer à un outil distant.
Le cadre des décisions et des données se lit dans une décision prise par un algorithme : vos droits et, pour le volet emploi, l’IA et votre emploi.
Repères officiels : Commission d’accès à l’information du Québec (protection des renseignements personnels, obligations en cas d’incident et droit à l’explication d’une décision automatisée); publications de la Commission sur l’usage de l’intelligence artificielle par les organisations. Vérifié le 17 septembre 2026 — cette page décrit des principes de prudence; les obligations exactes dépendent de votre organisation.
Sources et limites
Vérification officielle recommandée
Une source devenue inaccessible, une règle différente dans votre municipalité ou une donnée dépassée peut être signalée avec le bouton « Signaler une erreur ».