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Un **danger immédiat** (menace armée, tentative, blessure) : 911. Une **détresse intense sans danger immédiat** : la ligne d’intervention de crise de votre région, ou 811 Info-Santé; elles orientent et mobilisent une équipe. Un **soutien continu** : le CLSC, le médecin de famille ou un organisme communautaire spécialisé.
Les trois niveaux, et ce qu’ils déclenchent
- ('plate', [('tone-warn', 'Danger immédiat', '911. L’objectif est la sécurité physique : personne, lieu, arme éventuelle, autres personnes présentes. Restez en ligne, suivez les consignes, ne cherchez pas à désarmer ni à convaincre.'), ('tone-blue', 'Détresse aiguë, sans danger immédiat', 'Les lignes d’intervention de crise offrent une écoute et une orientation immédiates, de jour comme de nuit selon la région; 811 Info-Santé informe et oriente. Elles peuvent déclencher une intervention de suivi.'), ('tone-blue', 'Suivi', 'Un médecin de famille, une clinique, un service jeunesse ou un organisme spécialisé assurent le suivi. Le suivi régulier est ce qui évite le retour à la crise.'), ('tone-good', 'Pour les proches', 'Les associations de familles et les groupes de proches offrent une formation et un soutien : savoir quoi dire, quoi éviter, et comment tenir dans la durée.')])
Ce qui aide à parler à une personne en crise
- **Rester calme et concret** : parler des faits (« je vois que tu n’as pas dormi depuis trois nuits ») plutôt que des jugements (« tu exagères »).
- **Poser la question directement** au sujet du suicide n’augmente pas le risque : éviter la question laisse la personne seule avec elle. Demander si elle a un plan et des moyens, et réduire l’accès aux moyens (médicaments, armes) est un geste de prévention reconnu.
- **Ne pas promettre le secret** : une promesse de silence peut vous enfermer dans l’impuissance. Dire ce qu’on va faire (appeler une ressource ensemble) est plus protecteur.
- **Ne pas rester seul** : un proche unique s’épuise. Faites-vous relayer, et documentez ce qui se passe pour les intervenants.
Ce qui peut suivre, et les droits
- **Hospitalisation et consentement** : une personne peut être hospitalisée sans son consentement dans des conditions strictes, avec un encadrement légal et des droits (information, recours, contestation). Voir la fiche dédiée.
- **Droit de refuser un soin** : une personne peut refuser un traitement, sauf danger grave; le refus ouvre des recours et des procédures particulières.
- **Après la crise** : plan de sécurité écrit, ordonnances suivies, rendez-vous calés, entente sur les signaux d’alerte avec les proches. C’est ce qui réduit la récidive.
Pour aller plus loin
- Hospitalisation psychiatrique sans consentement
- Détresse d’un proche : quoi dire et quoi faire
- Dépendances : ressources et démarches
Sources et limites
Vérification officielle recommandée
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