Guide Atlas Québec

Démission, congédiement ou mise à pied au Québec : préavis, sommes dues et assurance-emploi

Un parcours pratique pour savoir quoi conserver, quelles sommes vérifier, comment fonctionne le préavis et quoi faire avec le relevé d’emploi et l’assurance-emploi après une fin d’emploi.

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Règle générale seulement

Les exceptions, dates, preuves et conséquences dépendent du dossier. Confirmez le texte actuel auprès de l’organisme responsable ou d’un professionnel compétent avant une décision importante.

Dernière révision17 août 2026
Prochaine vérificationSelon le cycle éditorial
Type de contenuGuide informatif
Décision importanteConfirmer à la source

Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.

Commencez par identifier ce qui a réellement mis fin à l’emploi

Démission, mise à pied, licenciement et congédiement ne produisent pas les mêmes conséquences. Gardez la lettre ou le message de l’employeur, les dates et la raison donnée : ces éléments peuvent être importants pour la CNESST et Service Canada.

Checklist dès le premier jour

  • Conservez la lettre de fin d’emploi ou votre lettre de démission.
  • Téléchargez vos relevés de paie et notez vos heures travaillées.
  • Vérifiez les vacances accumulées, commissions et autres sommes qui pourraient être dues.
  • Vérifiez que l’employeur produit le relevé d’emploi (RE).
  • Notez la dernière journée travaillée et la raison inscrite ou communiquée.
  • Si vous comptez demander l’assurance-emploi, ne retardez pas inutilement la demande simplement parce que le RE n’est pas encore visible.

Congédiement, licenciement ou mise à pied : préavis et indemnité

Au Québec, les normes du travail prévoient dans plusieurs situations un avis écrit de cessation d’emploi ou une indemnité compensatrice lorsque l’employeur met fin à l’emploi. La durée dépend notamment du service continu et des exceptions prévues par la loi. Utilisez le tableau officiel de la CNESST pour votre situation plutôt qu’un chiffre générique.

Démission : faut-il absolument donner deux semaines?

La Loi sur les normes du travail ne fixe pas une règle générale disant qu’un salarié doit toujours donner exactement deux semaines de préavis. Le Code civil du Québec prévoit toutefois un délai de congé raisonnable pour un contrat de travail à durée indéterminée. Ce qui est raisonnable dépend du contexte; une convention collective ou un contrat peut aussi contenir des obligations pertinentes.

Sommes à vérifier sur la dernière paie

  • Salaire pour les heures déjà travaillées.
  • Indemnité de vacances qui demeure due.
  • Commissions, primes ou autres montants exigibles selon le contrat et les règles applicables.
  • Indemnité de cessation d’emploi lorsqu’elle est applicable.

Relevé d’emploi

Le relevé d’emploi sert à Service Canada pour administrer l’assurance-emploi. Vérifiez votre dossier Service Canada et conservez toute communication de l’employeur si la raison ou les dates vous semblent inexactes.

Démission et assurance-emploi

Un départ volontaire peut empêcher l’admissibilité aux prestations régulières si Service Canada conclut qu’il n’y avait pas de justification reconnue. L’analyse porte notamment sur les circonstances du départ et sur l’existence d’autres solutions raisonnables avant de quitter.

Des situations comme le harcèlement, des conditions dangereuses, une discrimination, certaines obligations familiales ou un changement important des conditions de travail peuvent faire partie de l’analyse, mais aucune étiquette ne garantit automatiquement l’admissibilité.

Congédiement et assurance-emploi

Être congédié ne signifie pas automatiquement perdre l’AE. Service Canada examine notamment s’il y a eu « inconduite » au sens du régime. La simple existence d’un congédiement ou d’un désaccord avec l’employeur ne tranche pas à elle seule la question.

Si la fin d’emploi semble illégale ou abusive

Les délais de recours peuvent être courts. Selon la situation, vérifiez rapidement les recours de la CNESST, votre convention collective si vous êtes syndiqué, ou un avis juridique. Conservez les courriels, évaluations, avertissements, horaires et autres pièces avant de perdre l’accès aux systèmes de l’employeur.

Pour le fonctionnement général des prestations, voyez le guide Atlas sur l’assurance-emploi. Si le dossier concerne du harcèlement, consultez aussi le guide CNESST sur le harcèlement psychologique.

Sources officielles

Sources et limites

Sources principales : CNESST et Service Canada. Les droits et l’admissibilité dépendent des faits, du contrat, d’une convention collective éventuelle et des règles applicables au dossier.

Une source devenue inaccessible, une règle différente dans votre municipalité ou une donnée dépassée peut être signalée avec le bouton « Signaler une erreur ».

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