Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.
Trois documents différents sont souvent confondus : le consentement au don d’organes et de tissus, les directives médicales anticipées (qui portent sur des traitements dans certaines situations) et le mandat de protection (qui porte sur la personne qui décidera). Aucun ne remplace l’autre. Vous pouvez avoir des directives médicales anticipées claires et un consentement au don non exprimé.
Ce que le registre fait, et ce qu’il ne fait pas
Au Québec, la volonté d’une personne décédée au sujet du don d’organes ou de tissus est établie à partir de ce qu’elle a elle-même exprimé — notamment par l’enregistrement de son consentement auprès de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Le registre ne rend donc pas le don automatique : il rend la volonté vérifiable au moment où la question se pose, à l’hôpital, dans un délai très court.
Deux conséquences en découlent. D’abord, exprimer sa volonté est un geste qui peut être retiré : une décision prise à 25 ans ne vous engage pas pour toujours, et la modification se fait par le même canal. Ensuite, quand la volonté n’est pas retrouvée, la question est posée aux proches — ce qui transforme une décision personnelle en décision familiale prise dans un contexte de deuil.
Pourquoi en parler, même quand c’est inscrit
Le prélèvement d’organes exige des conditions précises — notamment un contexte de décès documenté à l’hôpital — et il n’est possible que si la démarche est rapide. Une famille qui découvre l’intention au moment de la question n’a pas le temps d’en discuter : elle décide sous pression. Une phrase dite à l’avance, dans un repas de famille, supprime cette pression. C’est la seule préparation réellement utile, et elle coûte trente secondes.
- Dire sa position à la personne qui serait la première à être appelée en cas d’accident.
- Vérifier que ce proche la connaît aussi en sens inverse, si c’est lui ou elle qui souhaite donner.
- Refaire le point après un changement de vie important : union, séparation, décès dans la famille.
- Ne pas compter sur un vieux formulaire rangé quelque part : l’enregistrement officiel se vérifie auprès de l’émetteur.
Tissus et don de son vivant : deux réalités distinctes
Les tissus — cornée, peau, os, valves — ne suivent pas les mêmes conditions que les organes vitaux, parce qu’ils ne dépendent pas de la même circulation sanguine au moment du décès. Certaines situations qui excluent un organe vital n’excluent donc pas tout don. À l’inverse, le don de son vivant (un rein, une partie du foie, exceptionnellement un lobe pulmonaire, et dans un autre cadre le don de moelle osseuse) est une chirurgie planifiée, avec sa propre évaluation, ses propres risques et un encadrement légal distinct : c’est un projet médical, pas un formulaire de consentement.
Pour les démarches qui suivent un décès, voir les directives médicales anticipées et la page de succession pour la suite administrative : renoncer à une succession ou l’accepter.
Repères officiels : Régie de l’assurance maladie du Québec (registre des consentements au don d’organes et de tissus, formulaire et retrait de la volonté) et Gouvernement du Québec pour l’organisation des prélèvements. Vérifié le 17 septembre 2026 — la valeur juridique exacte du registre et les modalités de transmission de la volonté doivent être confirmées à la source avant de compter sur elles.
Sources et limites
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