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La clause de solidarité en colocation : le piège que presque tout le monde signe sans le savoir

Vos colocataires déménagent en pleine nuit ou arrêtent de payer ? Selon une seule mention dans votre bail, vous pourriez devoir 100 % du loyer, seul.

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Règle générale seulement

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Dernière révision31 juillet 2026
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Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.

Une mention qui change tout, souvent cochée par défaut

Beaucoup d'étudiants et de nouveaux arrivants signent un bail à plusieurs sans remarquer une case ou une mention précise : « colocataires solidaires ». Les propriétaires la cochent presque systématiquement, parce qu'elle les protège — mais elle transfère un risque financier important sur vos épaules et celles de vos colocataires.

Solidaire, pas seulement conjoint

Si le bail vous rend solidairement responsables du loyer, chaque colocataire est individuellement responsable de 100 % du loyer total, pas seulement de sa part. Concrètement : si vos deux colocataires déménagent sans préavis ou cessent simplement de payer leur part, le propriétaire peut exiger la totalité du loyer de vous seul — à vous ensuite de tenter de récupérer leur part, souvent bien après leur départ.

Solidaire vs conjoint : la nuance qui protège (ou pas)

Sans clause de solidarité explicite, la responsabilité entre colocataires est généralement conjointe : chacun répond de sa propre part seulement, et le propriétaire doit poursuivre chaque colocataire séparément pour sa portion respective. Avec la solidarité, le propriétaire peut choisir de réclamer la totalité à n'importe lequel des colocataires, celui qui a les moyens de payer ou qui est le plus facile à localiser — habituellement la personne restée sur place.

Ce qu'il faut vérifier avant de signer

  • Lisez le bail au complet, pas seulement le loyer et la date : la mention de solidarité se trouve généralement dans les clauses additionnelles ou une case cochée près des noms des locataires.
  • Discutez-en explicitement avec vos futurs colocataires avant de signer — une entente privée entre vous (qui ne lie pas le propriétaire, mais clarifie vos recours entre vous) peut prévoir comment vous répartiriez une perte si l'un d'entre vous part sans préavis.
  • Un compte bancaire conjoint dédié au loyer, où chacun dépose sa part avant la date d'échéance, limite les mauvaises surprises et donne une preuve claire de qui a payé quoi.
  • Si un colocataire veut partir avant la fin du bail, la procédure de cession de bail — plutôt qu'un simple départ informel — reste la voie la plus sûre pour officiellement retirer son nom des obligations du bail.

Pour le reste des règles de bail applicables à tous les locataires, y compris les changements récents de la Loi 31, notre guide complet sur le bail résidentiel couvre l'ensemble du portrait.

Sources et limites

Sources : Tribunal administratif du logement (TAL), Éducaloi, Code civil du Québec (règles sur les obligations solidaires). Contenu à jour au 22 juillet 2026 — à titre informatif seulement; en cas de litige entre colocataires ou avec un propriétaire, consultez le TAL ou un juriste.

Vérification officielle recommandée

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