Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.
La grève est une cessation de travail décidée par les travailleurs; le lock-out est une fermeture décidée par l’employeur pour forcer une négociation. Les deux sont encadrés par le Code du travail : les étapes de négociation, le vote, le délai avant de pouvoir exercer le moyen de pression, et, dans les services publics, l’obligation de maintenir des services essentiels pendant la grève.
Si vous êtes le travailleur en conflit
- Le lien d’emploi n’est pas rompu par la grève ou le lock-out : il est suspendu. La question à poser à votre syndicat est celle des droits, des assurances et du retour au travail, pas celle d’un « congédiement ».
- Vos prestations et protections : santé et sécurité, assurances collectives, régime de retraite, cumul possible de revenus de grève — chaque convention et chaque régime a ses règles.
- Le travail pendant la grève : franchir un piquet de grève pour travailler peut avoir des conséquences internes; les décisions disciplinaires qui en découlent ont leur propre recours.
- Les gestes interdits de l’employeur : remplacer les grévistes pour faire leur travail, menacer ou sanctionner pour la participation à un conflit — ces conduites peuvent faire l’objet d’une plainte.
Si vous êtes usager d’un service public
Si vous êtes client d’une entreprise en conflit ou bloquée
Un service payé et non rendu à cause d’un conflit de travail soulève une question contractuelle, pas une question de droit du travail : l’entreprise reste tenue par son contrat. Un retard causé par un conflit déclenché par l’entreprise elle-même est en général considéré comme de son fait, pas comme un cas de force majeure; dans l’autre sens, un délai hors du contrôle réel du fournisseur se plaide autrement. La démarche utile : demander par écrit l’exécution ou le remboursement, en citant le contrat, et conserver la preuve des communications. Voir le portail consommation et droits.
Contester une sanction ou une décision liée à un conflit
Les plaintes liées à l’exercice d’un droit prévu au Code du travail, comme une sanction visant un travailleur impliqué dans un conflit, se déposent dans des délais courts et précis, devant le Tribunal administratif du travail. Le délai est le piège : les procédures existantes dans le dépôt — révision d’une décision ou plainte pour représailles — montrent le même mécanisme : une date limite dépassée ferme la porte, sauf exception. Vérifiez la date applicable avant de préparer le fond.
Repères officiels : Code du travail du Québec pour les conditions d’exercice de la grève et du lock-out, les services essentiels et les recours (legisquebec.gouv.qc.ca); Tribunal administratif du travail pour le dépôt des plaintes (tribunal administratif du travail, t.at.gouv.qc.ca); CNESST pour les normes du travail applicables hors conflit (cnesst.gouv.qc.ca). Vérifié le 20 septembre 2026 — cette fiche décrit les principes; les délais et les modalités dépendent du secteur et de la convention applicable.
Sources et limites
Vérification officielle recommandée
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