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Cryptoactifs et arnaques financières en ligne : ce qui est encadré, ce qui est permis

Un rendement garanti de 2 % par semaine n’existe pas. Le problème n’est pas la technologie, c’est la vente non autorisée et la fraude. Voici comment vérifier un vendeur, et quoi faire quand on s’est fait prendre.

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Dernière révision20 septembre 2026
Prochaine vérificationSelon le cycle éditorial
Type de contenuGuide informatif
Décision importanteConfirmer à la source

Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.

Trois signaux d’alarme, toujours les mêmes

Un rendement garanti ou régulier (« 1 % par jour », « capital protégé ») : aucun placement légitime ne garantit un rendement élevé. Une pression à déposer vite (« l’offre ferme ce soir ») : la vitesse empêche la vérification. Un conseiller qui vous a contacté le premier sur les réseaux sociaux : une personne autorisée n’a pas besoin de recruter par message privé.

Ce qui est encadré au Canada et au Québec

Le commerce de valeurs mobilières — y compris une bonne partie des activités liées aux cryptoactifs — relève d’une autorisation : une plateforme doit être inscrite ou bénéficier d’une dispense pour offrir ses services au Canada, et la vente de produits financiers exige une inscription auprès des autorités provinciales. Concrètement, cela signifie que vérifier l’inscription du vendeur est la première étape obligatoire, avant toute somme versée. Le registre des entreprises et personnes inscrites est public, et une recherche suffit à voir si le nom apparaît — et pour quels services.

Vérifier avant de déposer quoi que ce soit

  • Chercher le vendeur au registre des inscrits de l’Autorité des marchés financiers : nom de la personne, de l’entreprise, et catégorie d’inscription.
  • Vérifier la correspondance entre le nom qui apparaît au registre et celui de l’application, du site et des communications — les fraudeurs utilisent des noms proches d’entreprises réelles.
  • Vérifier la liste des alertes et des entreprises non autorisées publiée par le régulateur : les noms y sont mis à jour en continu.
  • Vérifier l’apparence du site : un site refait, un domaine récent, une adresse de courriel générique et un « service à la clientèle » uniquement par messagerie sont des indices.
  • Ne jamais installer un logiciel de prise en main à distance à la demande d’un « conseiller » ou d’un « département de sécurité » — c’est l’accès direct à vos comptes.

Si l’argent est déjà parti

Les premières heures
Prévenir la banque ou l’institution pour tenter un rappel ou un gel (virement, carte, marge), signaler à la police locale — la déclaration produit un événement — et mettre fin au contact avec le fraudeur sans le prévenir de vos démarches.
Signalements
Signaler à l’Autorité des marchés financiers (situation suspecte, entreprise non autorisée) et au Centre antifraude du Canada : ces signalements alimentent les alertes et servent à prévenir d’autres victimes — voir signaler une situation suspecte et le portail des plaintes et signalements.
Argent transféré par crypto
Les transferts en cryptoactifs sont en principe irréversibles : la récupération passe rarement par la plateforme, et souvent par une enquête. Il est essentiel de conserver toutes les traces : adresses de portefeuille, transactions, communications, noms et pseudonymes, captures d’écran.
Se protéger ensuite
Changer les mots de passe, activer la double authentification, vérifier ses dossiers de crédit, et se méfier des « récupérateurs de fonds » : une deuxième arnaque cible précisément les victimes de la première.

Ce que la fiscalité demande

Un gain ou une perte sur cryptoactifs se déclare selon la nature de l’opération (revenu ou gain en capital) et selon la façon dont vous l’avez acquise et utilisée. L’obligation de déclarer ne dépend pas de l’endroit où l’opération a eu lieu, ni de la plateforme utilisée : conservez l’historique complet des transactions, y compris celles qui semblent anodines, et posez la question à un professionnel avant la déclaration, pas après un avis de cotisation. Voir les pertes en capital.

Repères officiels : Autorité des marchés financiers pour les inscrits, les alertes et les signalements (lautorite.qc.ca); Autorités canadiennes en valeurs mobilières pour l’encadrement des plateformes de cryptoactifs (securities-administrators.ca); Centre antifraude du Canada pour le signalement des fraudes (antifraudcentre-centreantifraude.ca); services de police pour la plainte; Revenu Québec et l’Agence du revenu du Canada pour le traitement fiscal (revenuquebec.ca, canada.ca). Vérifié le 20 septembre 2026 — aucune plateforme n’est nommée ni recommandée ici : la vérification d’inscription se fait au registre public, au moment où vous en avez besoin.

Sources et limites

Sources : Autorité des marchés financiers pour le registre des inscrits, les listes d’alertes et le signalement (lautorite.qc.ca); Autorités canadiennes en valeurs mobilières pour les règles applicables aux plateformes de cryptoactifs (securities-administrators.ca); Centre antifraude du Canada (antifraudcentre-centreantifraude.ca); Revenu Québec et Agence du revenu du Canada pour le traitement fiscal (revenuquebec.ca, canada.ca). Vérifié le 20 septembre 2026 — cette fiche décrit la vérification et la marche de signalement; elle ne recommande ni produit ni plateforme.

Vérification officielle recommandée

Une source devenue inaccessible, une règle différente dans votre municipalité ou une donnée dépassée peut être signalée avec le bouton « Signaler une erreur ».

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