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Intimidation et taxage à l’école : plan de lutte, signalement, recours

Un enfant qui ne veut plus aller à l’école en dit souvent plus qu’un rapport d’incident. Voici ce que l’établissement doit faire, comment un signalement se dépose réellement, et à partir de quand la situation quitte la cour de l’école.

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Dernière révision20 septembre 2026
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Les règles, tarifs, programmes et données peuvent changer. La section « Sources et limites » précise le fondement de cette page.

Un fait daté vaut mieux qu’un ressenti

« Il se fait achaler » n’ouvre pas de dossier; « le 12 septembre, pendant la récréation, untel a pris son manteau et l’a lancé dans les toilettes; il est rentré sans son manteau et je l’ai gardé » en ouvre un. La première démarche utile tient donc en une feuille : date, lieu, ce qui s’est passé, qui était là, ce qui a été fait.

Ce que l’établissement doit avoir, et ce qu’il doit faire

Chaque école doit disposer d’un plan de lutte contre l’intimidation et la violence, et le rendre accessible. C’est le document à demander en premier : il indique à qui le signalement se fait, comment il est consigné, quelles mesures existent, et comment la personne qui signale est informée de la suite. Une école qui ne peut pas produire ce plan répond déjà à une partie de la question.

Signaler, et demander un écrit
Le signalement se fait à la direction ou à une personne clairement désignée. Ce qui compte ensuite, c’est d’obtenir une trace : accusé de réception, compte rendu de rencontre, résumé écrit des mesures annoncées. L’oral protège mal.
Distinguer conflit et intimidation
Un conflit entre deux élèves de force égale ne se traite pas comme l’intimidation, qui suppose un rapport de force, la répétition et l’intention de nuire. Cette distinction n’enlève rien à la gravité du conflit : elle détermine l’obligation de l’école et le suivi imposé.
Ce qui sort du cadre scolaire
Menaces, agression physique, contenu intime diffusé, extorsion : ces situations ne relèvent plus seulement du conseil de classe. Voir cyberintimidation et image intime sans consentement et, si les droits d’un enfant ne sont pas respectés, la demande d’enquête à la Commission des droits.

Si l’école ne bouge pas

  • Relancer par écrit à la direction, en rappelant les faits datés et les mesures annoncées qui n’ont pas été prises.
  • S’adresser au centre de services scolaires : c’est le palier au-dessus de l’école pour une plainte concernant un service ou une décision.
  • Monter l’escalier des plaintes, marche par marche : d’abord l’établissement, puis le responsable du traitement des plaintes du centre de services scolaires, puis le protecteur régional de l’élève du réseau du protecteur national de l’élève. C’est un recours prévu pour les élèves et leurs parents, indépendant des organismes scolaires — et il existe un signalement direct pour les violences à caractère sexuel, sans passer par les deux premières marches.
  • Vérifier l’accès aux services complémentaires : le soutien psychologique, le plan d’intervention et les mesures d’aide se demandent par écrit, avec un délai. Voir le plan d’intervention.
  • Envisager la police pour ce qui est une infraction, sans attendre l’école : la déclaration produit un événement, et l’école ne peut pas s’y opposer.

Le milieu scolaire n’est pas le seul : la maltraitance et la négligence envers un enfant se signalent aussi directement, et l’école n’est qu’un des canaux possibles. Le cadre général de protection et de signalement est décrit dans signaler une atteinte aux droits ou une maltraitance et, côté famille et sécurité, dans le portail école, famille et sécurité des enfants.

Repères officiels : Loi sur l’instruction publique pour le plan de lutte contre l’intimidation et la violence (legisquebec.gouv.qc.ca); Loi sur le protecteur national de l’élève et protecteurs régionaux de l’élève pour le traitement des plaintes (quebec.ca/droits-eleve); ministère de l’Éducation (quebec.ca/education); Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (cdpdj.qc.ca); services de police pour les infractions. Vérifié le 20 septembre 2026 — les procédures du plan de lutte varient d’une école à l’autre : la référence est le plan de votre établissement.

Sources et limites

Sources : Loi sur l’instruction publique pour l’obligation du plan de lutte contre l’intimidation et la violence (legisquebec.gouv.qc.ca); Loi sur le protecteur national de l’élève et protecteurs régionaux de l’élève pour la procédure de plainte (quebec.ca/droits-eleve); ministère de l’Éducation du Québec (quebec.ca/education); Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (cdpdj.qc.ca). Vérifié le 20 septembre 2026 — cette fiche décrit la démarche et les recours; elle ne remplace pas le plan de lutte de l’établissement.

Vérification officielle recommandée

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